Guy de Maupassant – Une vie

Maupassant - Une vie

Dans la série « les livres que j’ai à la maison, que je n’ai même jamais ouverts et que, tout à coup, je redécouvre », je demande « Une Vie » de Maupassant…

J’ai eu ce livre il y a quelques années dans une série « la bibliothèque du Soir », éditée donc par le Journal Le Soir en Belgique, parmi de nombreux autres classiques. J’en ai lu une bonne partie mais n’ai touché qu’à ceux dont j’avais connaissance et ne sais pas pourquoi je n’ai même pas tenté de lire les autres. Ce n’était pas une période où je lisais autant et je les ai donc déménagés deux fois, sans les jeter, pensant dans doute les lire un jour. J’ai de toute façon pensé que c’était bon de les avoir à la maison, ne fût-ce que pour la scolarité de mes enfants.

Bref, tout ça pour vous expliquer pourquoi je n’ai pas de quatrième de couverture à vous présenter, celui de mon édition étant déjà un avis de journaliste. Je préfère vous présenter le mien.

Nous rencontrons Jeanne à la sortie du couvent. On est en 1819. Son père est Baron mais disciple de Rousseau, « aristocrate de naissance, il haïssait par instinct quatre-vingt-treize (ndlr: la Terreur); mais, philosophe par tempérament et libéral par éducation, il exécrait la tyrannie d’une haine inoffensive et déclamatoire. »

Jeanne a passé 5 ans au couvent pour parfaire son éducation et en est enfin sortie. Elle ne rêve que de découvrir la vie, en commençant par partir au manoir qui lui reviendra, dans sa chère campagne normande et au bord de la mer. Elle rêve du grand amour, à celui qui partagera sa vie.

Elle n’est cependant pas du tout préparée à la vraie vie et elle va peu à peu en découvrir les revers.

Le roman aborde l’infidélité, comme une chose normale, que traverserait chaque couple… on va dire au début du 19e siècle… 🙂

Il montre que l’honnêteté et la droiture ne suffisent pas à rendre quelqu’un heureux, voire l’isolent:  « … Cette sensation de vide, de mépris pour les hommes, elle la sentait grandir, l’envelopper; et chaque jour les petites nouvelles du pays lui jetaient à l’âme un dégoût plus grand, une plus haute mésestime des êtres. »

L’auteur parle de mauvais choix de vie mais aussi du fait que, parfois, l’amour parental n’aide en rien les enfants à affronter les aléas de la vie. Bien qu’on souhaite le meilleur pour eux, les choses ne tournent pas forcément comme on les aurait voulues.

J’ai fini le roman en ayant les larmes aux yeux. Je me suis sentie proche de Jeanne pour sa naïveté, pour la déception qui la traversait à chaque fois qu’elle ouvrait les yeux sur de nouvelles découvertes à propos de son entourage.

Il aurait été dommage que je ne lise jamais ce roman.

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5 réflexions sur “Guy de Maupassant – Une vie

  1. Je ne te lis pas car j’ai prévu de lire, je retiens ta conclusion en tout cas, et comme j’ai aimé les contes de Maupassant, je pense que j’aimerais celui-ci aussi !

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