Madame de La Fayette – La Princesse de Clèves

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Nous sommes à la Cour du Roi Henri II.

Mademoiselle de Chartres, orpheline de père, fait son entrée, magnifique, pleine de fraîcheur. Sa mère l’a élevée seule, la prévenant contre les élans du cœur, lui vantant les mérites de la vertu et de la raison.
Sa beauté est telle que, dès leur première rencontre, le Prince de Clèves et le Chevalier de Guise en tombent éperdument amoureux.

Lorsque le Prince la demande en mariage, elle n’éprouve qu’une grande amitié, ni dégoût, ni élan du coeur. C’est le mariage raisonnable par excellence, correspondant en tout point à ce à quoi Madame de Chartres l’a préparée. Elle accepte donc.

Tout ceci se passe, bien entendu, sans compter avec le retour du Duc de Nemours d’une mission en Angleterre où le Roi l’a envoyé. Sa beauté virile, son courage font vaciller la désormais Princesse de Clèves dans ses certitudes, et son cœur n’y échappe pas.

Au fur et à mesure, cet amour partagé va s’épanouir, mais l’éducation, la vertu et la raison de la Princesse ne lui permettront pas d’y succomber.

Cet amour et la résistance qu’elle lui oppose finiront par faire le malheur de son entourage, mais elle ne s’y laissera jamais aller.

Quand on pense que ce roman a été écrit par une dame du XVIe siècle, on ne peut qu’être admiratif, n’était la longue présentation du début, le respect qu’elle porte à la fonction royale en ne mentionnant que le Roi, les Reines, sans pratiquement jamais évoquer leurs noms, ce qui donne du fil à retordre à quelqu’un qui, comme moi, maîtrise assez mal cette époque de l’Histoire de France (J’ai appris l’Histoire de Belgique qui, à l’époque, faisait partie des provinces unies, sous le règne de Charles Quint, puis de Philippe II d’Espagne).

J’ai lu quelque part que Madame de La Fayette était un précurseur (y a-t-il un féminin à ce mot?) du « roman d’analyse psychologique ». Je rejoins ce point de vue. Quel débat entre la raison et les sentiments! Une parfaite illustration de l’expression « Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point ».

L’héroïne a une force de caractère hors du commun d’ainsi résister aux élans de son coeur.

Livre lu dans le cadre du Challenge des 100 livres à avoir lu au moins une fois:

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