Une belle action – Collectif – 13 à table!

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Editions Pocket – 274 pages
5 euros pour les restos du cœur

Je trouve ça chouette que chacun agisse pour cette action de bienfaisance en fonction de ses compétences. J’aime beaucoup les Enfoirés, mais je préfère quand ce sont de vrais chanteurs qui y participent. C’est leur job, après tout.

Je ne connais pas les compétences musicales de Chattam, Legardinier, Musso et les autres, mais je préfère quand ils écrivent, ça c’est clair 🙂

Un concentré de nouvelles d’auteurs reconnus autour du thème de l’alimentation, quelle belle idée des Editions Pocket.

Je ne vais pas vous les résumer chacune, mais les auteurs ont vraiment écrit selon leur style habituel. Celles de Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Eric-Emmanuel Schimtt, sont vraiment belles, pleines de bons sentiments. Celle de Bernard Werber m’a fait sourire. Celles de Maxime Chattam, Guillaume Musso, Jean-Marie Périer et Franck Thilliez flirtent avec le surnaturel. Celles de Françoise Bourdin, Alexandra Lapierre, Tatiana de Rosnay tournent autour de la famille.

Elles m’ont toutes plu, même si j’en ai préféré certaines.

Je vous conseille la lecture de ce recueil. 5 euros pour les restos du cœur, un bon moment à passer et trois repas offerts. Quoi de mieux en cette période de fêtes de fin d’année?

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Stefan Zweig – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

24h

 Feedbooks  (gratuit – tombé dans le domaine public) – 71 pages

Début du 20e siècle, dans  une pension de famille « comme il faut » de la Côte d’Azur, un scandale éclate.  Madame Henriette, mère de famille, bien sous tous rapports, s’est enfuie avec un jeune Français qui n’était pourtant resté là qu’une journée.

Tous les clients sont outrés. Seul le narrateur tente de défendre et de comprendre le manque de moralité de cette femme. S’ensuivent des débats passionnés et il trouve un défenseur inattendu en la personne d’une vieille lady distinguée en qui cette histoire a ranimé d’anciens souvenirs qu’elle va dévoiler sans fausse pudeur au narrateur.

Très court récit.

Pour moi, qui ne suis pas particulièrement adepte des nouvelles, celle-ci m’a scotchée par son intensité. En peu de temps, l’auteur nous livre tout un panel d’émotions. Ces vingt-quatre heures de la vie d’une femme sont tellement bien décrites et dépouillées que le récit est complet. Il n’y manque rien.

Alice Munro – Too much happiness (Trop de bonheur)

trop de bonheur

Prix Nobel de Littérature en 2013, Alice Munro m’était parfaitement inconnue auparavant. Quand l’occasion s’est présentée de la découvrir par cet ouvrage, je n’ai pas hésité.

« Trop de bonheur » est un recueil de dix nouvelles. Je ne suis généralement pas une grande fan de ce genre littéraire. Je préfère un bon long roman où on a le temps de s’imprégner de l’atmosphère, d’apprendre à connaître les personnages, de s’y attacher, voire identifier, ou même de les détester.

Après la lecture, je reste entre deux eaux.

L’auteure a, sans conteste, un style, une écriture superbes. En peu de temps, elle parvient à cerner le sujet, à nous faire connaître et comprendre les sentiments d’un personnage et son vécu, mais on reste tout de même à la surface, un goût de « trop peu ».

C’est le sujet qui me laisse vraiment perplexe.

Dans le 4e de couverture, il est fait mention de « course après le bonheur ».

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Je ne dois avoir vraiment rien compris parce que je n’ai pas du tout eu conscience de cette course.

Je reste justement sur une impression de stagnation, de personnages qui restent confinés dans leur « malheur », qui passent à côté de l’occasion de changer les choses quand elle se présente.

Une chose est certaine, il ne faut pas espérer reprendre foi en l’humanité à la lecture de cet ouvrage.

Je reste sur ma faim.

Ca ne remet nullement en cause le talent de l’écrivaine, j’ai lu tout le livre, alors qu’il m’arrive d’en lâcher en plein milieu, mais, à chaque fois, à la fin d’une nouvelle, je restais sur un sentiment d’inachevé.

Ce n’est clairement pas ce que j’attends de mes lectures.

J’attends qu’elles me dépaysent, qu’elles me fassent rêver, voire pleurer, qu’elles m’amènent à la réflexion, que le suspense soit haletant ou qu’elles m’apprennent de nouvelles choses.

Ici, je suis restée passive, attendant un événement déclencheur, quelque chose qui n’est jamais arrivé (à mes yeux).

La dernière nouvelle, dont le titre sert à nommer le recueil, « trop de bonheur » est un peu différente. Elle constitue une courte biographie de la mathématicienne et romancière russe Sofia Kovalevskaïa. Sous forme de feed-back, par les pensées de Sofia, pendant ses derniers jours, on y découvre un peu de sa vie, comment elle a été obligée de faire un mariage blanc pour être autorisée à quitter son pays et comment il lui a été difficile de se faire une place dans le monde scientifique du 19e siècle.

Je ne refuse jamais d’acquérir de nouvelles connaissances et je n’avais jamais entendu parler de cette dame. C’est donc un peu moins déçue que j’ai refermé cet ouvrage.

Lou Magma – Quand il n’y a pas de gonzesse… il n’y a pas de stress

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J’ai été contactée sur Facebook par l’auteur qui me demandait de partager une chronique vidéo de son livre.

La chronique étant, selon moi, laborieuse, je lui ai plutôt proposé de lire le livre et d’en faire mon propre billet.

Ce sont deux courtes nouvelles, évoquant la paresse, même plutôt la fainéantise.

La première évoque un couple où la fainéantise s’est installée.

La seconde évoque la fainéantise dans le monde du travail.

Les morales des deux sont différentes.

Dans la première, c’est lorsque la personne fainéante se prend un « coup de pied au cul » qu’elle revit et reprend énergie.

La seconde est une véritable apologie de la fainéantise.

J’ai lu le livre en une demi-heure. Il est donc plutôt pas mal écrit. Les nouvelles valent celles d’Anna Gavalda évoquées ici. Quelques fautes par ci par là, mais rien d’énorme, genre « vous faîtes » à un endroit, « esclavage » pour « esclave » ailleurs. (ah, cette déformation professionnelle), mais je suppose qu’il est auto-édité…

Le sujet est intéressant et mériterait d’être plus développé. Par contre, le titre évoque peu le contenu des nouvelles, selon moi.