P.D. James – Le Phare

imageEditions France Loisirs (origine Ed. Fayard)
569 pages

Le Commandant Adam Dalgliesh est envoyé avec son équipe réduite, composée de l’Inspecteur principal Kate Miskin et de l’Inspecteur Francis Benton-Smith, sur une enquête « discrète » relative à un « incident » survenu sur l’île de Combe, une île au large des Cornouailles, sur laquelle un nombre très limité de personnes peuvent aller prendre du repos et s’éloigner de leurs obligations trop lourdes pour quelque temps, et sur laquelle le Premier Ministre était en passe d’organiser un sommet international confidentiel.

Un écrivain célèbre a été retrouvé pendu au vieux phare de l’île. Suicide ou assassinat, c’est ce que nos enquêteurs devront découvrir, ainsi que faire la lumière sur les circonstances qui entourent ce décès.

Une enquête à l’anglaise, première lecture pour moi de cette auteure, décédée en 2014. Quant à savoir pourquoi je ne l’avais jamais lue, c’est une vraie question. A moi de remédier à ce manque à l’avenir.

Si je me réfère au Phare, tous les éléments nécessaires à un bon roman policier sont réunis: des enquêteurs attachants, un vrai mystère, un nombre de suspects probables suffisamment élevé pour permettre au lecteur de faire nombre de suppositions, sans toutefois entrevoir la vraie solution.

Bref, un excellent polar, comme je les aime.

Et encore une participation au Challenge de Bianca, du blog Des livres, des livres !

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Maxime Chattam – La Promesse des Ténèbres

screenshot_2016-01-31-08-50-46-1.pngEditions Albin Michel
432 pages
lu au format numérique

Brady et Annabel O’Donnel, respectivement journaliste et flic de New York, sont installés dans le train-train quotidien des couples qui durent. Leurs boulots leur prennent beaucoup de temps. 

Brady vient de boucler son dernier reportage et souffre du syndrôme de la page blanche, ne trouvant pas d’idée originale pour un prochain reportage, lassé des thèmes « habituels ».

C’est alors que Pierre, son ami de toujours, lui propose de rencontrer Ruby, actrice porno « underground » qui, selon lui, pourrait l’orienter vers un sujet intéressant.

Brady consulte le site internet de Ruby avant la rencontre et ce qu’il y découvre va bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer.

Son rendez-vous avec Ruby va l’entraîner vers les ténèbres les plus profondes de ce monde.

Ce roman nous promet de découvrir ce qui est arrivé à Brady, époux disparu d’Annabel O’Donnel, qu’on a rencontrée dans In Tenebris et revue dans Maléfices (que j’ai visiblement oublié de chroniquer…).

Et on le découvre effectivement, en s’enfonçant encore plus dans la noirceur dont on pensait pourtant avoir atteint les sommets dans la Trilogie du Mal.

Au point que, personnellement, je n’ai pu le lire d’une traite, mais que j’y revenais régulièrement, intriguée et souhaitant coûte que coûte connaître le fin mot de l’histoire, d’autant qu’on sait très bien que Brady finit par disparaître de la vie d’Annabel… et quelle fin! On ne s’y attend absolument pas…

Si vous aimez Chattam, ouvrez-le! absolument!

Et, de nouveau sur le fil, avec ses 432 pages, ce roman me permet de participer, pour janvier, au Challenge de Bianca:

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Donato Carrisi – Malefico

imageÉd Calmann-Lévy
448 pages
Lu au format numérique

Après Le Tribunal des âmes, nous retrouvons Sandra, détective photographe, maintenant installée à Rome, et le Pénitencier amnésique Marcus, aux prises avec une série de crimes. L’assassin s’en prend à de jeunes couples et semble bénéficier de protecteurs influents.

Des meurtres abjects, une histoire de sociétés secrètes, des forces opposées (ou peut-être pas, finalement) qui œuvrent dans l’ombre et des enquêteurs qui cherchent à tirer tout cela au clair, autant d’ingrédients qui font que c’est un excellent thriller qu’on a peine à quitter.

On est bien là dans la même veine que Le Chuchoteur et L’Ecorchée et on est prêt à en redemander.

Et revoilà une participation au challenge de Bianca du blog Des livres des livres:

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David Lagercrantz – Ce qui ne me tue pas (Millénium #4)

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Nous retrouvons Mikael Blomkvist journaliste d’investigation pour la revue Millénium, qui se trouve à bout de souffle d’inspiration pour ses articles. Considéré par certains comme un « has been », il est contacté par un célèbre chercheur dans le domaine de l’intelligence artificielle, pour un scoop qui pourrait bien relancer sa carrière.

Pendant ce temps, au siège de la NSA, le responsable de la sécurité informatique s’arrache les cheveux car un hacker très doué a réussi à pénétrer leur serveur sécurisé.

Avertissement: ne me demandez pas de comparer les styles de David Lagercrantz et de Stieg Larsson. Déjà, ne lisant pas le suédois, ce ne sont que des traductions qui passent entre mes mains, et puis, ça fait plus de 5 ans que j’ai lu les 3 premiers volets et en suis donc incapable.

Ce que je peux dire, c’est que les personnages sont fidèles à eux-mêmes. Rien ne m’a semblé dénoter dans leurs comportements ou agissements, par rapport à ce que j’avais retenu d’eux.

L’intrigue se tient très bien, l’ambiance est toujours aussi sombre et j’ai vraiment été contente de retrouver Mikael Blomkvist et Lisbeth Salander.

Mon avis est donc largement positif sur la relève qu’a prise Lagercrantz par rapport à Larsson. Le titre est juste un peu plus court 🙂

Quant au côté moral de la chose, je n’ai pas vraiment d’avis, si ce n’est qu’on ne se pose pas la question quand un dessinateur de BD reprend la suite pour un personnage, comme ce fut le cas pour Spirou, pour ne citer que lui: de 1938 à 2015, ce ne sont pas moins de 8 dessinateurs qui se sont succédé.

Personnellement, ça ne me gêne pas tant que l’esprit original est respecté et je pense sincèrement que c’est le cas ici.

Si vous avez aimé les premiers, je vous le conseille donc.

D’ailleurs, la porte de Lisbeth n’est pas refermée et je pense qu’une suite est largement envisageable. Je ne manquerai pas de l’acheter si elle paraît un jour.

Paula Hawkins – La fille du train (lu par une fille, dans le train)

wpid-wp-1434178685632.jpegEditions Sonatine
379 pages

Rachel est divorcée, alcoolique et a perdu son emploi. Pourtant, chaque jour, pour donner le change, elle prend le train de 8h04 le matin pour rejoindre Londres et repart avec celui de 17h56.

Chaque jour, un problème de signalisation la fait s’arrêter au même endroit derrière les maisons de son ancienne rue, d’avant son divorce, et chaque jour, Rachel observe un jeune couple, à qui elle a attribué les prénoms de Jess et de Jason, dont elle imagine la vie parfaite, telle qu’elle aurait aimé que soit la sienne avec son ex-mari.

Un matin, son rêve s’écroule un peu car elle est surprise de voir Jess avec un autre homme. Et le lendemain, elle découvre dans la presse la photo de celle qui s’appelle en fait Megan et qui est portée disparue.

Elle ne va pas pouvoir s’empêcher de mener son enquête, à ses risques et périls.

J’ai découvert le titre de ce livre il y a quelques mois, grâce à un collègue qui en lisait la version originale. Mon anglais n’est pas mauvais mais j’ai peur de moins bien entrer dans des récits anglophones. J’ai donc attendu la traduction avec impatience. Navetteuse moi-même, ce titre ne pouvait que m’attirer.

Je l’ai ouvert un soir dans le train et j’ai découvert avec joie qu’il s’agissait d’un excellent thriller psychologique, comme je les aime.

On suit les pérégrinations et réflexions de Rachel entre la bibliothèque de Londres, son ancienne rue, où se sont déroulés les faits et où vivent toujours son ex-mari et sa nouvelle épouse, et sa petite chambre de colocation. Entre les brumes alcoolisées et les périodes lucides, on finira par aboutir à une conclusion inattendue.

Vraiment à recommander aux fans du genre.

 

 

Camilla Läckberg – La Sirène (Fjällbacka #6)

wpid-wp-1434175340972.jpegEditions Babel noir
527 pages

Patrick Hedström et son équipe sont à la recherche d’un homme de Fjällbacka qui a disparu. Aucune trace de lui. Plus le temps passe, plus les chances de le retrouver vivant s’amenuisent.

En parallèle, Erica Falck, épouse de Patrick, romancière, enceinte de jumeaux, coache son ami Christian Thydell qui vient de sortir son premier roman, mais semble avoir du mal à gérer son stress. Elle découvre ainsi que Christian reçoit des lettres de menaces depuis plus d’un an.

Elle décide de mener son enquête, sans trop en parler à son policier de mari.

Sixième volet des enquêtes de Patrick et de toute son équipe de la police de Tanumshede. Je retrouve avec joie tout ce petit monde, ainsi qu’Erica et sa famille, rencontrés dans La Princesse de Glaces avant la création du blog et retrouvés ensuite dans les quatre livres dont vous trouverez les chroniques en suivant le lien: Tagués Camilla Läckberg.

Deux enquêtes menés de front par les époux Hedström, Erica gérant en même temps sa grossesse gémellaire et sa petite Maja, qui finissent par aboutir aux mêmes conclusions.

Patrick, tout au long de l’enquête, est épuisé par le stress de son métier, sans compter sa jeune paternité et la perspective de l’arrivée des jumeaux.

On s’inquiète pour tout ce petit monde, on les suit dans leurs raisonnements et on tente de comprendre quels ont été ces événements du passé qui semblent remonter à la surface pour expliquer la disparition, les lettres de menace et d’autres événements qui surviennent au fur et à mesure du récit.

J’aime toujours autant cette auteure et m’autodiscipline pour attendre la sortie en poche du suivant.

Entre dans le challenge Un pavé par mois organisé par Bianca

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Gilles Milo-Vacéri – Meurtres à Château-Arnoux (T1 Automne sanglant)

Lu en numérique
Service de Presse
Editions Nelson District

Un couple assassiné et un vol de tableaux dans une petite mairie de Provence. Enzo Battista, Commandant à l’OCBC et spécialiste des œuvres d’art, est dépêché de Paris, avec sa toute nouvelle assistante, le Lieutenant Marania Le Goff, pour enquêter sur ce mystère. A première vue, rien n’explique cette affaire: les tableaux n’étaient que des copies. Les voleurs en ont même laissé un, de mauvaise facture, dans les bras de la victime masculine. L’affaire se révèle vite plus compliquée. Entre des références à la Seconde guerre mondiale, des témoins terrorisés, des présences incongrues dans ce petit village et de nouveaux meurtres, rien ne semble s’emboîter correctement.

Ah les héros de Gilles Milo-Vacéri, on s’y attache, toujours, forcément. Entre son sens aigu de l’honneur, les fêlures de son passé, qu’on ressent mais qu’on ne connaît pas (du moins, encore, dans ce premier tome), son comportement un peu borderline avec les procédures classiques de la police, Enzo Battista est un héros comme je les aime.

Le livre se lit facilement, peut-être trop, parce que, quand on arrive à la fin de ce premier tome, on reste sur sa faim… mais c’est donc une belle opération, puisque j’attends le deuxième tome avec impatience pour connaître le fin mot de l’histoire.

Un bon policier, vraiment. Merci à l’auteur et aux Editions Nelson District de me l’avoir fait découvrir (un message subliminal pour recevoir très vite la suite… 😉  )