Gilles Milo-Vacéri – Yem (réécrit) – Tome 1

2016-02-22_18.45.09.jpgEditions VFB
Format numérique

Yem était étudiante en tourisme à Addis-Abeba, avant la Terreur rouge de la fin des années 70. Son père, intellectuel menacé, a fui la capitale et ils vivent maintenant dans un petit village, à cultiver la terre. Yem a eu la chance d’être élevée par un homme moderne, refusant l’excision traditionnelle pour ses deux filles.

Menacée de « rentrer dans le rang » après le mariage (excision et un enfant par an pour lui ôter toute autre pensée de la tête),Yem ne voit aucune issue dans sa situation actuelle, d’autant que son rêve est de pouvoir utiliser ses connaissances en langues et ses études, en dirigeant, par exemple, un hôtel.

Devant ces difficultés, Yem est obligée de quitter les siens et décide de partir vers Djibouti, seule, à pied, au péril de sa vie, mais avec la bénédiction de sa famille, même si personne ne se fait d’illusion quant à la manière pour une femme d’y gagner sa vie.

Mais le rêve de Yem va la porter. Et malgré les dangers et périls qui la suivront tout au long du chemin, elle fera aussi de belles rencontres.

J’ai lu Yem il y a quelque temps, sous sa première mouture. L’auteur m’a demandé si j’accepterais de refaire ma chronique, en tenant compte de son travail de réécriture, destiné, si j’ai bien compris, à une publication papier. 

Je n’ai pas hésité une seconde. Cette histoire visiblement vraie (puisqu’il s’agit d’une rencontre de l’auteur lui-même), d’une vraie héroïne de notre temps (ou presque), se lit d’une traite. 

On souffre avec Yem, on espère avec elle, on la suit tout au long de son périlleux chemin, qui la mènera, on ne peut que l’espérer à la fin de ce premier tome, vers la liberté que connaissent peu de femmes éthiopiennes en ces temps troublés. 

Pierre Thiry – Le mystère du Pont Gustave-Flaubert

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 312 pages
Editeur: BoD
ISBN 9782810623716
Parution: Décembre 2012

Résumé de l’auteur

fleches-26son site

Cette fiction évoque quelques impressions sur des personnages réels : Gustave Flaubert, Giovanni Bottesini, Rouen, le pont Gustave Flaubert… Un grand écrivain, un compositeur de musique oublié, une ville normande, un pont levant peuvent-ils s’emmêler dans la même intrigue ? Giovanni Bottesini (1821-1889) et Gustave Flaubert (1821-1880) se sont-ils rencontrés ? Ce « roman », très imaginaire, où il est question : d’un vélo volé, d’un opéra disparu, du détective privé Jules Kostelos, d’une bibliothécaire (et danseuse) portant le nom de Salammbô, du chat noir Charles Hockolmess et d’un rassemblement de vieux gréements à Rouen en 2017, apportera-t-il une réponse ?

A mon tour de vous en parler

Jules Kostelos est détective privé. Il est passionné de Gustave Flaubert et amoureux de Salammbô, l’héroïne de son auteur fétiche, bien sûr, mais aussi de la bibliothécaire et danseuse homonyme, responsable de la Médiathèque Louise Colet, qui fait face au Pont Gustave-Flaubert de Rouen. C’est que Rouen en a connu des ponts…

Le prétexte d’une enquête sur le vol du vélo du Commissaire nous invite à pénétrer les pensées de Jules et de son chat, Charles Hockolmess, emplies de réflexions autour de l’histoire des ponts de Rouen (un peu), mais surtout d’éléments de biographies de Gustave Flaubert et de Giovanni Bottesini, compositeur contemporain. Le tout est ponctué de citations extraites des œuvres de l’auteur, mais pas que de lui, citations parfois intégrées au fil du récit. Ce livre est à recommander aux passionnés de littérature en général, de Flaubert en particulier.

J’ai été un peu perplexe au début de ma lecture, surtout par les citations intégrées au fil de la lecture, trouvant particulière cette manière de découvrir des écrits de Flaubert que je ne connaissais pas. Mais je pense que l’auteur a atteint son but final, puisque deux livres de Flaubert (« Salammbô » et « trois contes ») ont directement fait leur entrée dans ma PAL. Je ne peux donc que le remercier… aussi bien pour l’envoi du livre (et sa dédicace personnalisée) que pour ces découvertes enrichissantes culturellement.

Chris de la Louiseraie – Intemporalis Genesis

Intemporalis GenesisEditions IKOR
417 pages
reçu en Service de presse

 Eric est un policier parisien. Il est appelé par son chef, qui n’est autre que son beau-frère, sur un présumé meurtre. Un cadavre sans tête a été repêché par un chien en bord de Seine.

Lors d’une visite privée des manuscrits de la Mer Morte avec son épouse, experte en écritures bibliques, il est intrigué par une anecdote liée à un fou un peu violent qui avait prétendu être l’auteur de ces manuscrits. Des tatouages sur la victime et son instinct l’amènent à lier les deux affaires et le voilà embarqué vers un monastère en Arizona où sont menées d’étranges expériences.

Les réseaux sociaux constituent tout de même une mine d’informations sur les Maisons d’Edition. C’est par Twitter que j’ai découvert l’existence des Editions Ikor et c’est après un de leur tweet que je me suis vu proposer un essai de collaboration avec cet ouvrage qu’ils m’ont envoyé après un petit tour sur le blog… un policier… étrange, non? 🙂

Quelques petites difficultés « techniques » ont bien fait traîner ma lecture de l’ouvrage (lecture d’un PDF uniquement sur un PC, donc pas possible de lire dans le train, par exemple, et pas possible de lire quand un des 4 autres membres de ma famille était sur l’ordinateur)…

Et puis, la magie a opéré. Je me mettais devant l’écran dès que c’était possible et j’ai avancé, doucement mais sûrement vers la conclusion de cette enquête prenante, mêlant énigme policière, religion, quête d’un monde meilleur, et une petite dose de science fiction.

 Je ne sais pas pourquoi je n’ai pas identifié rapidement quelle serait la conclusion, il y avait pourtant des indices…

J’aurais aimé que certains moments historiques soient un peu détaillés, mais l’auteur a préféré axer autour des événements présents, ce que je peux comprendre.

Un bon moment passé, allant de surprise en surprise…

Gilles Milo-Vacéri – Double jeu mortel

double jeu mortel
Editions numériques VFB
Reçu en SP

Jordan Falco est, aux yeux de son épouse Nolwenn, fonctionnaire pour les Affaires étrangères et donc régulièrement en mission à l’étranger.

Tous deux prennent des vacances dans les îles Marquises, vacances qui viennent à point nommé pour Nolwenn qui se sent un peu délaissée. Durant leur séjour, ils partent en croisière sur un yacht.

Un ouragan croise malheureusement leur route et, suite au naufrage du yacht et à leur message de détresse, ils sont recueillis, avec leurs compagnons d’infortune, par un navire militaire russe, en manœuvre dans la région.

Les naufragés vont vite s’apercevoir que les apparences sont souvent trompeuses, que ce soit à propos de la mission de ce vaisseau ou de l’activité réelle de Jordan.

Celui-ci parviendra-t-il à les tirer du mauvais pas fait en embarquant à ce bord, voire à conserver la bonne entente internationale?

Vous le saurez en lisant cet ouvrage de Gilles Milo-Vacéri, dont vous pouvez découvrir le blog ici.

Bon, j’avoue, ce n’est pas mon préféré de l’auteur. Vous pourrez découvrir mes autres chroniques en cliquant sur son nom dans le nuage de tags à droite de votre écran ou en suivant ce lien: Gilles Milo-Vacéri.

Ceci dit, cet ouvrage se lit agréablement et le suspense fait qu’on a envie de connaître la fin.

Il m’a un peu fait penser au film culte de mon papa « A la poursuite d’Octobre rouge », tiré du roman « Octobre rouge » de Tom Clancy, que je connais par cœur, à force…

Bref, un bon moment de lecture à passer, si vous aimez le genre.

Marie-Noël Paschal – On a vu souvent rejaillir le feu

wpid-2015-01-28_20.36.48.jpgEditions Baudelaire – 520 pages

Le petit village provençal de Malemort semble sans histoire, et pourtant, Tanguy, journaliste au journal « La Provence », y est envoyé par son chef pour couvrir deux sujets.

Un « Corbeau » publie sur un blog des propos et photos malveillants tournés contre la mairesse quarantenaire, Judith Magne.

Par ailleurs, selon des informations reçues, on y aurait découvert une oeuvre non signée et inconnue jusqu’alors, de Nicolas De Staël, grand peintre inspiré par la lumière de Provence, dans la première moitié du 20e siècle.

Tanguy découvre que ce n’est pas  la première fois qu’un Corbeau sévit dans le village. Fin  des années 80, la famille de Judith, alors adolescente, était déjà la cible de menaces, et Mathieu, l’enfant de 4 ans de la famille, avait été enlevé et retrouvé mort dans le Verdon.

Le journaliste, ainsi que Judith et Alexandre Forestier, son amour d’adolescente, devenu expert en peintures, vont chercher à résoudre ces mystères.

Il m’a fallu un bout de temps avant d’entrer véritablement dans l’histoire. Je me demande même si je ne me serais pas arrêtée en chemin si ce livre ne m’avait été envoyé en Service de Presse. MAIS… d’un autre côté, j’avais tout de même envie de connaître le fin mot de l’histoire.

La deuxième moitié du livre est vraiment prenante mais j’ai trouvé la mise en place un peu longue.

Bref, maintenant que je l’ai terminé, je ne regrette absolument pas de m’être obstinée. Le sujet est intéressant, les intrigues sont plus ou moins liées et ça m’a permis de découvrir un peu la vie et l’oeuvre de Nicolas De Staël que je ne connaissais que de nom.

Je reste donc sur une note positive.

 Encore une participation au Challenge Un pavé par mois organisé par Bianca

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