Gilles Milo-Vacéri – Yem (réécrit) – Tome 1

2016-02-22_18.45.09.jpgEditions VFB
Format numérique

Yem était étudiante en tourisme à Addis-Abeba, avant la Terreur rouge de la fin des années 70. Son père, intellectuel menacé, a fui la capitale et ils vivent maintenant dans un petit village, à cultiver la terre. Yem a eu la chance d’être élevée par un homme moderne, refusant l’excision traditionnelle pour ses deux filles.

Menacée de « rentrer dans le rang » après le mariage (excision et un enfant par an pour lui ôter toute autre pensée de la tête),Yem ne voit aucune issue dans sa situation actuelle, d’autant que son rêve est de pouvoir utiliser ses connaissances en langues et ses études, en dirigeant, par exemple, un hôtel.

Devant ces difficultés, Yem est obligée de quitter les siens et décide de partir vers Djibouti, seule, à pied, au péril de sa vie, mais avec la bénédiction de sa famille, même si personne ne se fait d’illusion quant à la manière pour une femme d’y gagner sa vie.

Mais le rêve de Yem va la porter. Et malgré les dangers et périls qui la suivront tout au long du chemin, elle fera aussi de belles rencontres.

J’ai lu Yem il y a quelque temps, sous sa première mouture. L’auteur m’a demandé si j’accepterais de refaire ma chronique, en tenant compte de son travail de réécriture, destiné, si j’ai bien compris, à une publication papier. 

Je n’ai pas hésité une seconde. Cette histoire visiblement vraie (puisqu’il s’agit d’une rencontre de l’auteur lui-même), d’une vraie héroïne de notre temps (ou presque), se lit d’une traite. 

On souffre avec Yem, on espère avec elle, on la suit tout au long de son périlleux chemin, qui la mènera, on ne peut que l’espérer à la fin de ce premier tome, vers la liberté que connaissent peu de femmes éthiopiennes en ces temps troublés. 

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Gilles Milo-Vacéri – Meurtres à Château-Arnoux (T1 Automne sanglant)

Lu en numérique
Service de Presse
Editions Nelson District

Un couple assassiné et un vol de tableaux dans une petite mairie de Provence. Enzo Battista, Commandant à l’OCBC et spécialiste des œuvres d’art, est dépêché de Paris, avec sa toute nouvelle assistante, le Lieutenant Marania Le Goff, pour enquêter sur ce mystère. A première vue, rien n’explique cette affaire: les tableaux n’étaient que des copies. Les voleurs en ont même laissé un, de mauvaise facture, dans les bras de la victime masculine. L’affaire se révèle vite plus compliquée. Entre des références à la Seconde guerre mondiale, des témoins terrorisés, des présences incongrues dans ce petit village et de nouveaux meurtres, rien ne semble s’emboîter correctement.

Ah les héros de Gilles Milo-Vacéri, on s’y attache, toujours, forcément. Entre son sens aigu de l’honneur, les fêlures de son passé, qu’on ressent mais qu’on ne connaît pas (du moins, encore, dans ce premier tome), son comportement un peu borderline avec les procédures classiques de la police, Enzo Battista est un héros comme je les aime.

Le livre se lit facilement, peut-être trop, parce que, quand on arrive à la fin de ce premier tome, on reste sur sa faim… mais c’est donc une belle opération, puisque j’attends le deuxième tome avec impatience pour connaître le fin mot de l’histoire.

Un bon policier, vraiment. Merci à l’auteur et aux Editions Nelson District de me l’avoir fait découvrir (un message subliminal pour recevoir très vite la suite… 😉  )

Gilles Milo-Vacéri – Le Mystère Lux & Umbra

lux & umbraEditions Harlequin HQN
181 pages
Reçu en SP

Le Commandant Gabriel Gerfaut, formé au profilage par le FBI, de la brigade criminelle parisienne est appelé d’urgence de nuit sur une scène de crime.

Six personnes ont été tuées, elles semblent faire partie d’une loge maçonnique secrète, émanant d’obédiences différentes, ce qui semble impossible au grand patron de la Crim’, lui-même franc-maçon.

Le Premier Ministre lui-même demande à Gerfaut d’enquêter dans le plus grand secret, les personnes assassinées étant des personnes haut placées dans la hiérarchie de la Protection de l’Etat.

Et notre commandant plonge dans l’univers de la franc-maçonnerie, mais surtout des néo-nazis et de ceux qui luttent contre leur retour au pouvoir.

J’ai été contente de retrouver Gabriel Gerfaut et sa seconde, Adriana Guivarch.

Je dois avouer que j’ai été un peu déçue de mes dernières lectures de l’auteur et là, j’ai retrouvé son style qui me plaît. Simple et efficace.

Une enquête rondement menée par un enquêteur très humain et ayant un sens de l’honneur important (un aspect récurrent chez les héros de Gilles Milo-Vacéri).

Bref un polar qui fonctionne bien, même si un peu court à mes yeux. Et puis, j’ai un petit faible pour les enquêtes qui se déroulent en France, quand c’est un auteur français qui écrit.

Gilles Milo-Vacéri – Double jeu mortel

double jeu mortel
Editions numériques VFB
Reçu en SP

Jordan Falco est, aux yeux de son épouse Nolwenn, fonctionnaire pour les Affaires étrangères et donc régulièrement en mission à l’étranger.

Tous deux prennent des vacances dans les îles Marquises, vacances qui viennent à point nommé pour Nolwenn qui se sent un peu délaissée. Durant leur séjour, ils partent en croisière sur un yacht.

Un ouragan croise malheureusement leur route et, suite au naufrage du yacht et à leur message de détresse, ils sont recueillis, avec leurs compagnons d’infortune, par un navire militaire russe, en manœuvre dans la région.

Les naufragés vont vite s’apercevoir que les apparences sont souvent trompeuses, que ce soit à propos de la mission de ce vaisseau ou de l’activité réelle de Jordan.

Celui-ci parviendra-t-il à les tirer du mauvais pas fait en embarquant à ce bord, voire à conserver la bonne entente internationale?

Vous le saurez en lisant cet ouvrage de Gilles Milo-Vacéri, dont vous pouvez découvrir le blog ici.

Bon, j’avoue, ce n’est pas mon préféré de l’auteur. Vous pourrez découvrir mes autres chroniques en cliquant sur son nom dans le nuage de tags à droite de votre écran ou en suivant ce lien: Gilles Milo-Vacéri.

Ceci dit, cet ouvrage se lit agréablement et le suspense fait qu’on a envie de connaître la fin.

Il m’a un peu fait penser au film culte de mon papa « A la poursuite d’Octobre rouge », tiré du roman « Octobre rouge » de Tom Clancy, que je connais par cœur, à force…

Bref, un bon moment de lecture à passer, si vous aimez le genre.

Gilles Milo-Vacéri – Que son règne vienne

que son règne viennePREAMBULE

Je vous vois venir, avec vos gros sabots, oui, vous, là. Non, je ne touche pas de commission sur les ventes de cet auteur. Mais quand un auteur, himself, prend la peine de venir via mon blog, compléter le formulaire de contact et me proposer un livre gratuit, un thriller en plus, et que j’ai vraiment aimé les trois autres livres que j’en ai lus (voir ici, ici et ici), je ne vois pas l’intérêt de refuser. D’autant que, excepté les cadeaux gagnés par #vendredilecture (dont le premier que j’ai lu de cet auteur) et ceux tombés dans le domaine public, tous mes livres, je les paye.

Bon, quand j’ai vu l’éditeur, j’ai eu un doute, je l’avoue… ben oui, pour moi, les éditions Harlequin, ce sont les petits livres romantiques que j’achetais en lot à 18 ans et que je lisais dans ma petite chambre d’étudiante, entre deux festivités, et que je planquais pour qu’on ne les voie pas…

Eh bien non, visiblement, ils se sont diversifiés, les Editions Harlequin. C’est vraiment un polar que je viens de lire… et un bon!

MON RESUME

Le Commandant Gabriel Gerfaut, profileur spécialisé dans les meurtres en série, de la brigade criminelle parisienne, ayant reçu une formation complémentaire aux Etats-Unis, se prépare à partir en vacances lorsque son supérieur le convoque dans son bureau.

Une série de meurtres sordides sur des femmes en fin de grossesse a lieu en Bretagne. La police locale requiert son aide. On lui doublera ses congés, mais il doit partir.

Accompagné du lieutenant Adriana Guivarch qui l’assistera, le voilà en route vers Guingamp, où ses pas le mèneront sur la piste d’une confrérie d’adorateurs de Satan.

MON AVIS

J’ai dû lire sur pc, à cause du format du livre que j’ai reçu. Je me suis donc dit que ça allait vite me fatiguer de lire de cette manière. Mais non, rien à y redire. Comme je l’ai déjà dit dans d’autres chroniques, quand vous lisez un livre de Gilles Milo-Vacéri, au bout de quelques lignes, vous êtes entré dans l’histoire, happé par l’intrigue et, hier, puisque c’est hier que je l’ai lu, je trépignais littéralement quand mes enfants voulaient jouer à l’ordinateur, pressée que j’étais de reprendre la lecture là où je l’avais arrêtée.

On s’attend à un héros un peu asocial (comme le sont souvent les profileurs dans les romans policiers), un peu sûr de lui, ce qu’il est par moments, mais il se montre aussi humain, empathique… normal, quoi, une vraie personne. Ca ajoute à son charme. Ca crée une proximité avec le lecteur.

Je pense que c’est ça, la force de cet auteur: il présente des héros extraordinaires, mais en leur prêtant des réactions et des pensées « normales ». Il mérite vraiment d’être connu. Je lui souhaite sincèrement beaucoup de succès!

Sur le quatrième de couverture, on peut lire qu’il s’agit de la « première des enquêtes du Commandant Gabriel Gerfaut ». J’ai hâte d’en découvrir de nouvelles.

Gilles Milo-Vacéri – Yem

image

RESUME

Yem était étudiante en tourisme à Addis-Abeba, avant la Terreur rouge de la fin des années 70. Son père, intellectuel menacé, a fui la capitale et ils vivent maintenant dans un petit village, à cultiver la terre. Yem a eu la chance d’être élevée par un homme moderne, refusant l’excision traditionnelle pour ses deux filles.

Menacée de « rentrer dans le rang » après le mariage (excision et un enfant par an pour lui ôter toute autre pensée de la tête), Yem est obligée de fuir vers Djibouti, seule, à pied, au péril de sa vie, mais avec la bénédiction de sa famille.

A Djibouti, la seule solution pour gagner sa vie sera la prostitution, mais avec toujours son rêve en tête: être libre et avoir son propre hôtel.

MON AVIS

Les éditions VFB m’ont proposé de lire cet ouvrage et d’en faire la chronique, avant même sa parution, prévue au 1er septembre.

J’ai un petit peu hésité avant d’accepter. On n’est plus dans mes genres littéraires préférés et je craignais que celui-ci me plaise moins que L’opération Lupo-Rosso ou Les larmes de Satan du même auteur (Gilles Milo-Vacéri).

Quelle erreur cela aurait été de refuser! Comme les précédents, en 24h, je l’avais fini: impossible de me détacher de cette héroïne hors du commun. Son courage et son optimisme lui permettent de surmonter toutes les épreuves, même les plus difficiles et elle va en rencontrer des difficultés, tout au long de son périple vers la liberté.

Les ouvrages de cet auteur me surprennent à chaque fois et je suis ravie que Twitter m’ait permis de le découvrir. Je vous recommande vraiment de l’ajouter à vos piles à lire.

Gilles Milo-Vacéri – Les Larmes de Satan

les larmes de satan

MON RESUME

Antoine Boulan, nouveau-né trouvé et amené à l’orphelinat le jour de la St Antoine par un boulanger, grandit là, battu par la mère supérieure, consolé par Soeur Charlotte, seule devant laquelle le jeune homme se permet de craquer. Surnommé Antoine le Silencieux, de par sa retenue, il s’enfuit à l’âge de 16 ans, apprend à se débrouiller seul dans le Paris de l’entre-deux-guerres et devient expert en cambriolage, seul moyen pour lui de se nourrir, mais cette vie ne lui convient pas. Il a promis à Soeur Charlotte de devenir un homme de bien.

Condamné à la peine de mort, transmuée en bannissement, pour un crime qu’il n’a pas commis, Antoine part pour la Guyane en 1938.

Lorsque la guerre est déclarée, il trouve enfin le moyen de se sentir utile en s’engageant pour rentrer en France, défendre son pays.

Il est des derniers combats, blessé juste avant l’armistice signé par Pétain.

Antoine ne peut se résoudre à cette occupation de son pays par les Allemands et entre dans l’un des premiers réseaux de résistants de Paris.

Toute la rage qu’il a contenue à l’orphelinat, puis lors de son injuste condamnation, Antoine va la libérer au service de sa patrie. Il veut se racheter et devenir l’homme de bien qu’il a promis de devenir.

Il enchaîne les missions les plus périlleuses et découvre l’amitié, l’amour même.

Mais c’est la guerre, Antoine a l’impression de porter le malheur partout autour de lui. Il perd beaucoup d’amis et, pire, celle en qui il avait enfin fondé un espoir de stabilité, Alice, son amour, et l’enfant qu’elle porte.

A partir de là, animé plus que tout par un esprit de vengeance, il poursuivra sa quête jusqu’aux camps de la mort en Pologne.

Parviendra-t-il à trouver la rédemption?

MON AVIS

J’ai lu ce livre (format électronique) en un peu plus de 24 heures.

C’est le deuxième livre que je lis de Gilles Milo-Vacéri, le premier étant « Opération Lupo-rosso« .

La plume de cet auteur est magique. Il se fait oublier. Quand je lis un roman, il m’arrive de me dire « on reconnaît la patte de… ». Ici, non, on s’engouffre dans la vie du héros et rien n’existe plus autour, tant qu’on n’a pas eu le fin mot de l’histoire.

Et, quand on arrive à la fin, on est déçu de devoir le quitter, cet Antoine… Quel homme! Quel courage! Quelle tête brûlée! On ne peut que s’y attacher à ce bonhomme.

Quand j’avais 16-17 ans, j’ai lu La Bicyclette bleue… je dois l’avoir lu au moins 5 fois.

Je pense que je vais relire celui-ci au moins 2 ou 3 fois encore (pourvu que ma tablette tienne assez longtemps 🙂 ).

Je suis admirative de ces résistants, qu’ils s’appellent Antoine ou Alice, Léa ou machin-truc. Ils ont existé, ils se sont parfois sacrifiés pour la cause qui leur semblait juste, pour défendre leur pays, leur terre, contre cet envahisseur. D’ailleurs, quand j’entends le Chant des Partisans, j’ai la chair de poule.

En lisant ce livre, j’ai repris un peu espoir en l’humanité, en voyant le nombre de personnes qui ont pu poser des actes patriotiques ou simplement humains, tel ce médecin allemand qui leur permet de sauver des enfants.

Par contre, je n’ai pu m’empêcher de compatir avec cette maman qui a sacrifié la vie de résistants contre les 3.000 francs offerts par la Gestapo qui lui ont permis de nourrir ses enfants.

Et bien-sûr, j’ai été emplie de ressentiments envers ces Français collaborateurs, n’hésitant pas à dénoncer, voire tuer, même les membres de leur propre famille.

Comme dans la chanson de Jean-Jacques Goldman, je ne peux m’empêcher de me demander: aurais-je été meilleure ou pire que ces gens?

Bref, ce livre m’a énormément plu et je vous le recommande sincèrement.

La genèse du Roman décrite par l’auteur