Jean-Michel Guenassia – Le club des incorrigibles optimistes

Un livre qu’on m’a conseillé, auquel j’ai directement accroché, d’ailleurs, je cite l’auteur:

« Il y a dans la lecture quelque chose qui relève de l’irrationnel. Avant d’avoir lu, on devine tout de suite si on va aimer ou pas. »

En lisant le résumé ci-dessous, j’ai SU que j’allais aimer.

RESUME: « Michel Marini avait douze ans en 1959, à l’époque du rock’n’roll et de la guerre d’Algérie. Il était photographe amateur, lecteur compulsif et joueur de baby-foot au Balto de Denfert-Rochereau. Dans l’arrière-salle du bistrot, il a rencontré Igor, Léonid, Sacha, Imré et les autres, qui avaient traversé le Rideau de Fer pour sauver leur peau, abandonnant leurs amours, leur famille, trahissant leurs idéaux et tout ce qu’ils étaient. Ils s’étaient retrouvés à Paris dans ce club d’échecs d’arrière-salle que fréquentaient aussi Kessel et Sartre. Et ils étaient liés par un terrible secret que Michel finirait par découvrir. Cette rencontre bouleversa définitivement la vie du jeune garçon. Parce qu’ils étaient tous d’incorrigibles optimistes. Il manifeste un naturel épatant pour développer une dispute à table, nous faire partager les discussions entre un Russe communiste et un Hongrois antistalinien. »

Le gamin qui lit ses livres en marchant, qui dévalise la bibliothèque, ça me parle.

Par contre, je n’y connaissais rien, moi, petite Belge trentenaire, à la France des années 50. La guerre d’Algérie, les immigrants, communistes ou pas, en provenance du bloc de l’Est, ça me parlait très peu. J’ai appris de nouvelles choses. J’en ai un peu appris sur Sartre et sur Kessel. Ca m’a déjà donné envie de relire Camus (quoi? quel rapport?) 😀 et de découvrir Kessel (il me semble avoir lu quelque chose de lui, il y a très longtemps, mais j’ignore quoi). De toute façon, rien que savoir qu’il a écrit Le Chant des partisans, LA chanson qui me donne des frissons, ça me donne envie de découvrir son œuvre.

L’aspect « vie parisienne » m’a donné envie de relire Les allumettes suédoises, de Robert Sabatier, portant sur le Montmartre des années 30.

Bref, un livre qui donne envie de lire… quoi de mieux?