Stefan Zweig – Le Joueur d’échecs

screenshot_2016-01-30-08-32-22-1.pngLe Livre de poche
128 pages
lu au format numérique

Le narrateur se retrouve en croisière avec le champion du monde d’échecs. Après insistance, celui-ci accepte de se confronter à quelques passagers lorsqu’intervient un homme dont on ignore tout mais qui montre les coups permettant de battre le grand champion.

Cet homme affirme pourtant n’avoir plus joué depuis plus de 20 ans. Et, alors que tous les passagers souhaitent qu’il affronte le prodige, tout en s’interrogeant sur son identité, c’est le narrateur qui servira d’ambassadeur.

Celui qu’on nomme désormais M. B… dévoile alors toute son histoire qui explique pourquoi il a refusé de jouer jusque maintenant. 

Il accepte finalement d’affronter le champion du monde, au risque d’y perdre la raison…

Deuxième oeuvre que je lis de cet auteur et je suis toujours séduite par son style simple et par le contenu si profond de ses écrits.

La manipulation psychologique pratiquée par les nazis lors de la deuxième guerre mondiale en est le sujet principal. Comment échapper à un isolement complet, sinon s’enfoncer dans la folie? Trouver un palliatif intérieur… mais celui-ci ne risque-t-il pas également de tourner à l’obsession?

Janvier fut un mois pauvre en lectures, pour moi, j’ai passé beaucoup de mon temps libre à dessiner et m’entraîner à l’aquarelle (si ça vous intéresse, je les ai publiées sur mon autre blog le goût d’écrire et de créer, mais soyez indulgents…), mais je ne pouvais rester sans lire un peu, même si ce livre-ci était très court. 

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Emile Zola – L’Assommoir – la déchéance pré-programmée?

L'assommoir

Le Livre de Poche
534 pages

Gervaise a quitté sa région marseillaise et sa famille pour suivre Lantier à Paris. Ils ont deux enfants: Claude et Etienne, 8 et 4 ans. Lantier est un fainéant, profiteur et coureur qui finit par abandonner Gervaise et leurs enfants, emportant avec lui leurs maigres biens.

Heureusement, Gervaise est travailleuse, blanchisseuse de son état, et elle finit par épouser un voisin, Coupeau, ouvrier zingueur, travailleur lui aussi. Ils parviennent ainsi à être heureux, mettant même de l’argent de côté et engendrant une jolie petite Anna. Gervaise va même lancer sa propre affaire de blanchisserie.

C’est alors que Coupeau tombe d’un toit et est incapable de reprendre le travail. L’oisiveté mène ses pas vers l’Assommoir, le bar de la rue Poissonnière, et il entraîne alors Gervaise avec lui vers la misère, le vice et l’alcoolisme dont ils ne sortiront pas.

Quelle est la part de l’hérédité dans le malheur? Gervaise, héritière des Macquart, la branche bâtarde des Rougon-Macquart, visiblement vouée au déclin, dont la mère buvait un peu trop d’anisette, était-elle prédestinée à cette fin?

Est-ce par la destinée ou par excès de gentillesse qu’elle se laissera entraîner, d’abord par Lantier, ensuite par Coupeau, les hommes de sa vie qui finiront même par s’allier, sur le chemin de la misère?

Etienne Lantier dans Germinal, Anna Coupeau dans Nana, semblent confirmer la thèse du malheur héréditaire (d’après mes renseignements, on retrouve également Claude dans Le ventre de Paris, mais je ne l’ai pas lu).

Comme si, malgré les efforts, on ne pouvait échapper à sa destinée…

Ce n’est pas vraiment ma conception de la vie… ça n’empêche que L’Assommoir, que j’avais dû lire pour l’école, m’avait marquée à l’époque, et que sa relecture m’a semblé être le point de re-départ idéal pour le blog que j’avais laissé de côté depuis quelques semaines.