Ken Follett – L’Hiver du monde (Le Siècle #2)

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Editions Robert Laffont
996 pages

1933, l’Allemagne s’apprête à subir le joug d’un pouvoir totalitaire. Le monde entier se prépare à vivre une période très sombre. Les protagonistes internationaux de La Chute des géants, et surtout leurs enfants, vont être entraînés dans l’horreur de la Seconde guerre mondiale.

Les Von Ulrich, démocrates allemands, les Williams, famille ouvrière anglaise lancée dans la politique, les Fitzherbert, nobles anglais, les Pechkov, russes, communistes restés au pays ou émigrés aux USA, enrichis grâce à la prohibition, les Dewar, politiques américains, tous vont avoir à subir des événements dont ils n’auront pas la maîtrise.

Comme dans le tome précédent, on suit les événements de l’intérieur de chaque nation. La répression subie en Allemagne, même avant le début de la guerre, la montée du totalitarisme en Russie, la surprise connue par les Américains lors de l’attaque de Pearl Harbor, l’occupation en France et la fuite à travers les Pyrénées vers l’Espagne, d’où les Anglais pouvaient rejoindre leur pays.

Un roman qui mêle faits historiques, espionnage, histoires d’amour. Un savant mélange qui fonctionne parfaitement et happe le lecteur jusqu’à son terme, sans qu’il s’aperçoive de sa longueur, tellement chaque instant éveille l’intérêt.

C’est vraiment un survol relativement complet de l’époque. On voit à travers le prisme des décideurs politiques démocrates, mais aussi celui de la population.

Ne me manque plus que le troisième, que j’attends de découvrir avec impatience.

Et ma première participation pour novembre au challenge de Bianca

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Ken Follett – La chute des géants (Le Siècle #1)

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Éditions Robert Laffont
997 pages

22 juin 1911

Le jour du couronnement de Georges V est aussi le jour où le jeune Billy Williams, 13 ans, fait sa première descente au fond de la mine galloise où travaillent tous ses concitoyens. C’est un jour important… même sa sœur, employée au « château » du Comte Fitzherbert, propriétaire des terres où se situent les charbonnages, est venue saluer l’événement.

1914

Le Comte, accompagné de sa sœur et de son épouse russe, reçoit le Roi et des amis allemands, autrichiens, français, américains. Tout ce petit monde de la Haute société devise tranquillement de la théorique possibilité qu’éclate un conflit armé en Europe. Pendant ce temps, un coup de grisou se produit au fond de la mine non loin de là et Billy se comporte en héros pour aider ses compagnons d’infortune.

Ce sont tous ces protagonistes et leur entourage proche ou moins proche que nous allons suivre jusque 1923.

Mêlant les personnages romancés aux célébrités historiques, Ken Follett nous fait vivre de l’intérieur tous les événements qui ont marqué cette décade: la première guerre mondiale, bien-sûr, avec les tergiversations quant à l’entrée en guerre ou pas des uns et des autres, mais aussi la révolution russe et l’avènement au pouvoir de Lénine, la montée du syndicalisme qui aide à la mise en place de progrès de sécurité dans les charbonnages et le peu d’entrain qu’y mettent les exploitants, la montée aussi du féminisme, la mise en place du suffrage (quasi) universel, et ces « géants » qui refusent de voir le monde évoluer et sa maîtrise leur échapper.

Nous terminons ce premier tome en Allemagne, où un certain Adolf Hitler vient d’être arrêté pour avoir mené une tentative de coup d’état et où, hormis une partie de la population qui aspire à la paix, le peuple rêve de revanche face à l’humiliation subie lors de la signature du Traité de Versailles.

Une magnifique fresque historique, sur une période que je connaissais peu et à laquelle je m’intéresse un peu plus depuis quelques mois. On vit les événements de l’intérieur, à travers le prisme des habitants de chaque nation impliquée et cette façon de voir les choses nous permet un peu mieux de comprendre certains événements.

J’ai vraiment hâte de lire la suite.