Maxime Chattam – La Promesse des Ténèbres

screenshot_2016-01-31-08-50-46-1.pngEditions Albin Michel
432 pages
lu au format numérique

Brady et Annabel O’Donnel, respectivement journaliste et flic de New York, sont installés dans le train-train quotidien des couples qui durent. Leurs boulots leur prennent beaucoup de temps. 

Brady vient de boucler son dernier reportage et souffre du syndrôme de la page blanche, ne trouvant pas d’idée originale pour un prochain reportage, lassé des thèmes « habituels ».

C’est alors que Pierre, son ami de toujours, lui propose de rencontrer Ruby, actrice porno « underground » qui, selon lui, pourrait l’orienter vers un sujet intéressant.

Brady consulte le site internet de Ruby avant la rencontre et ce qu’il y découvre va bien au-delà de ce qu’il aurait pu imaginer.

Son rendez-vous avec Ruby va l’entraîner vers les ténèbres les plus profondes de ce monde.

Ce roman nous promet de découvrir ce qui est arrivé à Brady, époux disparu d’Annabel O’Donnel, qu’on a rencontrée dans In Tenebris et revue dans Maléfices (que j’ai visiblement oublié de chroniquer…).

Et on le découvre effectivement, en s’enfonçant encore plus dans la noirceur dont on pensait pourtant avoir atteint les sommets dans la Trilogie du Mal.

Au point que, personnellement, je n’ai pu le lire d’une traite, mais que j’y revenais régulièrement, intriguée et souhaitant coûte que coûte connaître le fin mot de l’histoire, d’autant qu’on sait très bien que Brady finit par disparaître de la vie d’Annabel… et quelle fin! On ne s’y attend absolument pas…

Si vous aimez Chattam, ouvrez-le! absolument!

Et, de nouveau sur le fil, avec ses 432 pages, ce roman me permet de participer, pour janvier, au Challenge de Bianca:

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Une belle action – Collectif – 13 à table!

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Editions Pocket – 274 pages
5 euros pour les restos du cœur

Je trouve ça chouette que chacun agisse pour cette action de bienfaisance en fonction de ses compétences. J’aime beaucoup les Enfoirés, mais je préfère quand ce sont de vrais chanteurs qui y participent. C’est leur job, après tout.

Je ne connais pas les compétences musicales de Chattam, Legardinier, Musso et les autres, mais je préfère quand ils écrivent, ça c’est clair 🙂

Un concentré de nouvelles d’auteurs reconnus autour du thème de l’alimentation, quelle belle idée des Editions Pocket.

Je ne vais pas vous les résumer chacune, mais les auteurs ont vraiment écrit selon leur style habituel. Celles de Agnès Ledig, Gilles Legardinier, Eric-Emmanuel Schimtt, sont vraiment belles, pleines de bons sentiments. Celle de Bernard Werber m’a fait sourire. Celles de Maxime Chattam, Guillaume Musso, Jean-Marie Périer et Franck Thilliez flirtent avec le surnaturel. Celles de Françoise Bourdin, Alexandra Lapierre, Tatiana de Rosnay tournent autour de la famille.

Elles m’ont toutes plu, même si j’en ai préféré certaines.

Je vous conseille la lecture de ce recueil. 5 euros pour les restos du cœur, un bon moment à passer et trois repas offerts. Quoi de mieux en cette période de fêtes de fin d’année?

Maxime Chattam – La théorie Gaïa

la théorie gaia

RESUME

Nous sommes dans un futur proche. Emma et Peter, scientifiques, parents de trois enfants prennent un petit déjeuner familial lorsque le téléphone sonne. La Commission européenne requiert leur expertise sur une enquête. Ils se retrouvent, avec Ben, le frère d’Emma à l’aéroport, vers deux destinations différentes inconnues. Emma part d’un côté, les deux autres hommes de l’autre.

Au fur et à mesure de leur enquête, ils seront de plus en plus en danger et découvriront que notre monde l’est également. Parviendront-ils à se sauver et à sauver le genre humain?

MON AVIS

Ce n’est pas le meilleur Chattam.

Déjà, le fait que cela se passe « dans un futur proche » ôte un peu de charme. Cela aurait pu se passer dans le présent sans que cela ne gâche rien, loin de là.

Peut-être que j’aurais mieux compris cet aspect du futur en ayant lu les deux premiers ouvrages du « cycle de l’homme et de la vérité » dont il est le troisième volet, mais c’est comme ça, je l’ai d’abord lu…

Bon, il est bien écrit et se laisse donc lire sans problème. Un peu de suspens, pas mal de gore, il y a une bonne base, même si le sujet est un peu « too much » pour moi.

Maxime Chattam – In Tenebris

in tenebrisUne jeune femme fuit, nue et scalpée. Elle est amorphe, ne peut plus parler. On dirait qu’elle sort de l’enfer.

L’inspecteur Annabel O’Donnel, spécialisée dans les cas de disparition, histoire personnelle oblige, est mise sur l’affaire. Elle remonte rapidement la piste du persécuteur de la jeune femme retrouvée vivante mais, dans la cachette de celui-ci, on découvre des photos de 67 personnes disparues. L’enquête ne fait que commencer.

Joshua Brolin, enquêteur rencontré dans L’âme du mal (chronique ici) devenu détective privé, également spécialisé dans les cas de disparition, intervient car il a identifié la personne qu’il recherche dans les photos publiées dans les journaux.

Ensemble, Annabel et Josh vont s’enfoncer dans les ténèbres du mal pour découvrir l’horreur.

Deuxième opus de la Trilogie du mal, donc également antérieur à Léviatemps, ce livre est un très bon thriller à l’américaine. Je suis sceptique. Il m’a plu, autant que me plairait un thriller d’un auteur américain. J’hésite même à le classer en catégorie « littérature française ». Il me manque quelque chose, le petit plus de Léviatemps, la french touch, oserais-je dire? Les flics new-yorkais évoquant Shakespeare, ça me laisse dubitative. L’écrivain de Léviatemps évoquant des auteurs contemporains me semble plus plausible.

Bref, j’ai aimé, autant que j’aime Patricia Cornwell mais ça me semble étrange venant d’un auteur français… je lirai sans souci le troisième volet de la trilogie mais suis curieuse de lire d’autres livres de Chattam, du coup, pour voir à quoi ils ressemblent… à ceux-ci ou à Léviatemps et au Requiem des abysses ou sont-ils encore différents?

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Maxime Chattam – L’âme du mal

ame du mal

Joshua Brolin, jeune profileur de la police de Portland, enquête sur une série de meurtres atroces de jeunes femmes. Le tueur utilise le même modus operandi que le bourreau de Portland, que Josh a pourtant tué d’une balle dans la tête il y a un an. Qui est cet « imitateur », ce « copycat »? Agit-il seul? Qui est ce corbeau qui écrit à la police et à la survivante du bourreau?

MON AVIS

Un très bon thriller.

J’avoue, j’ai d’abord lâché l’affaire après le prologue évoquant une disparition d’enfant. Je n’avais vraiment pas envie de lire, à ce moment-là, des histoires de meurtres concernant des enfants… oui j’ai un coeur de maman qui se serre dès qu’on fait du mal à un enfant, c’est bête mais c’est comme ça. Mais ce n’est pas du tout le sujet du livre (le quatrième de couverture ne précise pas qui sont les victimes, d’où mon erreur de jugement) et heureusement que j’ai repris ma lecture, ça aurait été dommage de passer à côté de ce livre.

Il est très bien écrit, très documenté sur les techniques d’investigation et médico-légales. Par moments, j’ai d’ailleurs pensé à Patricia Cornwell.

Mais… je n’ai pas cette « hygiène de lecture » d’un de mes collègues qui me disait qu’il lisait les livres d’un auteur qu’il voulait découvrir dans l’ordre de leur parution.

Donc j’ai déjà lu Léviatemps et le Requiem des abysses du même auteur et j’ai, du coup, un peu été déçue que cette histoire-ci se déroule aux Etats-Unis, et puis j’ai été moins « bluffée » que par les deux autres. Je pense que si j’avais lu celui-ci avant, comme l’aurait fait mon collègue, je n’aurais pas ressenti cette « déception ». Je mets déception entre guillemets parce que j’ai dévoré ce livre, une fois dans l’histoire, donc la déception est faible et n’a duré que sur les premiers chapitres. Ce n’est pas resté dans mes pensées tout au long de ma lecture. Une fois dans une histoire, je ne pense même plus à qui l’a écrite jusqu’à ce que je referme le livre.

Bref, j’ai tout de même adoré ce thriller haletant et j’attends de lire la suite In Tenebris avec impatience (je pense rendre visite à mon libraire dès demain pour le commander si nécessaire…)

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Maxime Chattam – Le Requiem des abysses

test requiem des abysses copie

Bon, j’avais dit que je le lirais plus tard et puis « on » – l’auteur lui-même, en fait, que j’avais renvoyé à mon article via Twitter… je ne sais pas s’il l’a lu en entier, ni ce qu’il en a pensé, mais bon… – m’a conseillé d’enchaîner assez vite sur la suite.

Etant donné que je suis bonne élève, j’ai suivi les conseils… non, en fait, j’en mourais d’envie et mes autres « lectures en cours » me semblent un peu rébarbatives en ce moment.

LE QUATRIÈME DE COUVERTURE

Juillet 1900, Paris, musée de Cluny. La pleine lune révèle les ombres tapies dans les ténèbres. Un gardien fait sa ronde, chargé de protéger les antiquités, loin de se méfier de ces reliques du passé.

En marge de l’Exposition universelle, des médiums succombent et des momies se réveillent…

Août 1900, dans le Vexin. Une famille entière de paysans est retrouvée décimée selon un rituel morbide.

Témoin de ces événements étranges, l’écrivain Guy de Timée croyait que le Mal ne frappait jamais deux fois au même endroit. Il avait tort.

On retrouve donc notre écrivain en quête d’inspiration, à la recherche de la définition absolue du Mal. Il se lance dans une nouvelle enquête concernant des meurtres, à l’endroit même où il avait décidé de se mettre au vert après l’affaire précédente. Étrange coïncidence, lui qui pensait ne plus être confronté au Mal, ayant déjà croisé une fois son chemin.

Il se lance cette fois seul dans son enquête. Il n’a plus de lien avec les victimes, il pense que son « expérience » peut aider les enquêteurs. Il est attiré par le mal qui déborde du rituel accompagnant le massacre de la famille de paysans. Ses amis essayent de l’en détourner, notamment en citant Nietzche « Quiconque lutte contre des monstres devrait prendre garde, dans le combat, à ne pas devenir monstre lui-même. Et quant à celui qui scrute le fond de l’abysse, l’abysse le scrute à son tour. » Mais il y tient à cette enquête, il ne peut s’empêcher de s’enfoncer de plus en plus dans les abysses de sa conscience pour comprendre ce mal qui peut prendre le dessus chez certains hommes.

Cette suite est encore plus noire que le premier volet. L’atmosphère est oppressante, les meurtres, horrifiques, le Mal est présent à chaque page… jusqu’au dénouement final. Le lien avec le précédent n’est pas évident au départ mais se tisse peu à peu.

Un excellent thriller, une fois de plus.

challenge

Maxime Chattam – Léviatemps

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Mon tout premier Chattam, choisi au hasard à la librairie.

RÉSUMÉ

À trop désirer la mort, on y brûle son âme. Paris, 1900. Prisonnier de son succès, un écrivain décide de tout quitter pour entrer au plus profond de ses cauchemars, de ses abysses, explorer ce qu’il y a de pire en lui. Dans ce terreau de peurs se cache la matrice des monstres enfouis en chacun de nous. Un Léviathan d’ombres, un golem de violence. Guy de Timée voulait déterrer la fange, il va rencontrer le Mal. Des cercles ésotériques de la capitale aux démesures de l’Exposition universelle, le début du XXe siècle inspire à Maxime Chattam un thriller halluciné où les progrès de la science nourrissent la folie des âmes perdues en quête d’éternité .

Moi qui étais à la recherche de bons thrillers, je suis ravie d’avoir pris la peine de découvrir l’auteur. Un Français qui plus est. Vu sa bibliographie déjà longue (il a mon âge alors soit je le considère comme une génie, soit je me prends un gros coup de vieux… je préfère la première affirmation 😀 ), j’ai de bonnes soirées en perspective.

Une enquête palpitante dans le Paris de 1900, sur fond d’Exposition universelle. Des crimes monstrueux, un écrivain en quête d’inspiration, des virées dans les bas fonds parisiens, du très bon thriller.

Il y a une suite « Le requiem des abysses », … je l’ai déjà acheté. Je dois en finir d’autres avant mais j’ai hâte de me replonger dans l’univers de Chattam.

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