Stefan Zweig – Le Joueur d’échecs

screenshot_2016-01-30-08-32-22-1.pngLe Livre de poche
128 pages
lu au format numérique

Le narrateur se retrouve en croisière avec le champion du monde d’échecs. Après insistance, celui-ci accepte de se confronter à quelques passagers lorsqu’intervient un homme dont on ignore tout mais qui montre les coups permettant de battre le grand champion.

Cet homme affirme pourtant n’avoir plus joué depuis plus de 20 ans. Et, alors que tous les passagers souhaitent qu’il affronte le prodige, tout en s’interrogeant sur son identité, c’est le narrateur qui servira d’ambassadeur.

Celui qu’on nomme désormais M. B… dévoile alors toute son histoire qui explique pourquoi il a refusé de jouer jusque maintenant. 

Il accepte finalement d’affronter le champion du monde, au risque d’y perdre la raison…

Deuxième oeuvre que je lis de cet auteur et je suis toujours séduite par son style simple et par le contenu si profond de ses écrits.

La manipulation psychologique pratiquée par les nazis lors de la deuxième guerre mondiale en est le sujet principal. Comment échapper à un isolement complet, sinon s’enfoncer dans la folie? Trouver un palliatif intérieur… mais celui-ci ne risque-t-il pas également de tourner à l’obsession?

Janvier fut un mois pauvre en lectures, pour moi, j’ai passé beaucoup de mon temps libre à dessiner et m’entraîner à l’aquarelle (si ça vous intéresse, je les ai publiées sur mon autre blog le goût d’écrire et de créer, mais soyez indulgents…), mais je ne pouvais rester sans lire un peu, même si ce livre-ci était très court. 

Stefan Zweig – Vingt-quatre heures de la vie d’une femme

24h

 Feedbooks  (gratuit – tombé dans le domaine public) – 71 pages

Début du 20e siècle, dans  une pension de famille « comme il faut » de la Côte d’Azur, un scandale éclate.  Madame Henriette, mère de famille, bien sous tous rapports, s’est enfuie avec un jeune Français qui n’était pourtant resté là qu’une journée.

Tous les clients sont outrés. Seul le narrateur tente de défendre et de comprendre le manque de moralité de cette femme. S’ensuivent des débats passionnés et il trouve un défenseur inattendu en la personne d’une vieille lady distinguée en qui cette histoire a ranimé d’anciens souvenirs qu’elle va dévoiler sans fausse pudeur au narrateur.

Très court récit.

Pour moi, qui ne suis pas particulièrement adepte des nouvelles, celle-ci m’a scotchée par son intensité. En peu de temps, l’auteur nous livre tout un panel d’émotions. Ces vingt-quatre heures de la vie d’une femme sont tellement bien décrites et dépouillées que le récit est complet. Il n’y manque rien.